favoris Favoris !




   
 
français   turçe   
 
 
Logo de Facebook
 
 Arrivée des turcs -- Vidéo Uneft
 
 Ekovizyon naissance de l'UNEFT
 
 Fransa'dan Dunyaya Chambre des Commerces de Strasbourg
 
 Maison du bâtiment -- Élections législatives le 18 mai 2007
 
 Repas d'affaires au Hilton
 
 Radio RBS
Inscrits : - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Inscrivez votre société
 
Newsletters :

   

Les entreprises turques sont déjà omniprésentes en Europe

LeMonde.fr

Guillaume Perrier
Le Monde - 03/10/2005

 

Le jean : la Turquie est passée maître en la matière. Dans les ateliers du pays, on fabrique pour les grands couturiers européens et les marques de prêt-à-porter. Mais les étiquettes locales comme Collins ou Mavi sont de plus en plus visibles. "Nous produisons 9 millions de jeans par an, affirme Cetin Akay, directeur général de la jeune firme familiale. La moitié pour des marques comme Esprit ou Calvin Klein. L'autre moitié sont des Mavi. "

De Moscou à New York, en passant par Francfort ou Dubaï, les jeans Mavi, "bleu" en turc, font fureur. Cette réussite fulgurante est à l'image de ces entreprises turques qui pointent le bout de leur nez sur le marché mondial, affichant dynamisme et créativité. Plus seulement dans le textile et la construction. La Turquie est aussi compétitive dans l'automobile ou l'électroménager. En Europe, un poste de télévision sur trois est turc. Des marques comme Arçelik, Beko ou Vestel inondent les pays de l'Union de réfrigérateurs et de lave-linge.

Ces sociétés vitrines appartiennent la plupart du temps à des conglomérats tentaculaires, tenus par de puissantes familles, généralement issues de la haute bourgeoisie d'Istanbul, laïque, kémaliste et lettrée. Arçelik et Beko appartiennent au groupe Koç, l'un des plus importants du pays, opérant avec succès dans la banque, l'industrie lourde, l'automobile ou la grande distribution.

Sabanci, Zorlu ou Anadolu sont construits sur le même modèle, familial. "Il y a dans ces conglomérats une culture paternaliste, un peu sur le modèle de Michelin au siècle dernier, compare Guillaume Rougier-Brierre, représentant du cabinet Gide à Istanbul, à la tête des conseillers au commerce extérieur français. Ils ont également une culture opportuniste : quand il fallait développer les banques, ils ont fait des banques. Ensuite ce fut l'énergie, les télécommunications... "

"Cette diversification s'explique par le fait que l'industrie turque a longtemps vécu en vase clos, fait remarquer Yves-Marie Laouënan, vice-président de la Chambre de commerce franco-turque. Sabanci, par exemple, manquait de pneus pour ses voitures ; il s'est mis à en fabriquer."

Mais ces dernières années les conglomérats se sont allégés. Sabanci a revendu son usine de pneus. "Ils vont maigrir. La tendance est au recentrage sur les activités profitables", prédit M. Laouënan.

Ces Etats dans l'Etat demeurent incontournables pour les multinationales étrangères, ils leur facilitent l'accès au marché. Carrefour a ainsi fait appel à Sabanci. Renault et Axa ont créé des sociétés communes avec Oyak, la mutuelle de l'armée turque.

La deuxième grande caractéristique de l'économie turque, c'est la forte présence de l'Etat. Avec environ 20 % de l'activité industrielle et le contrôle des plus grosses banques du pays, le secteur public reste considérable. Le programme de privatisations, relancé par le gouvernement Erdogan, après vingt ans de sommeil, permet à l'Etat de se désengager de nombreux secteurs industriels. Et de tailler dans les effectifs pléthoriques des entreprises publiques.

Face à ces grands groupes, publics ou privés, une multitude de PME et de PMI constituent plus de 80 % de l'économie turque. La plupart sont des entreprises individuelles : petits marchands, artisans ou vendeurs de thé. Des formalités administratives extrêmement réduites et une absence totale de contrôles fiscaux permettent aux petites structures de se faire et de se défaire avec une grande flexibilité. Même en période de crise, la Turquie crée des entreprises.

Actuellement, le KOBI, équivalent de la Chambre des métiers française, recense près de 4 millions d'adhérents. "La Turquie est un pays d'entrepreneurs. Ces PME sont à la base électorale du gouvernement AKP -Parti de la justice et du développement, au pouvoir-", analyse M. Rougier-Brierre.

Dans le sillage de ces petits artisans ou commerçants est apparue une nouvelle catégorie de patrons : les "tigres anatoliens" . Leur portrait-robot : originaires de villes de province, issus des classes moyennes ou de la bourgeoisie conservatrice, à la morale islamique irréprochable. Ces petits industriels de Konya, de Gaziantep ou de Kayseri forment le "capitalisme vert", propre à la Turquie. Une nouvelle génération de businessmen, qui grossissent les rangs du Müsiad, le patronat musulman.

Le Müsiad prône libéralisme économique et conservatisme social, regroupe 7 500 sociétés, dont quelques locomotives comme Ülker, le géant de l'agro-alimentaire, ou Kombassan (construction). Le vent en poupe, elle vient chasser sur les terres de la Tüsiad, son équivalent laïque.

Les entreprises turques bénéficient pleinement de la vitalité du marché intérieur et de la frénésie consommatrice du pays. Leur intégration à l'économie mondiale s'est également accélérée, en dépit du cours élevé de la livre turque. "Les exportations ont doublé en trois ans. C'est un moteur pour le pays", résume Jean-Marc Pons, représentant de la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) à Istanbul.

L'Union européenne, avec laquelle il existe une union douanière depuis 1996, reste le principal débouché, absorbant 55 % des exportations turques. Mais depuis 2000 des accords de libre-échange ont été signés avec 14 pays, et un plan stratégique a été lancé en 2000 pour le Moyen-Orient, l'Asie centrale et l'Europe de l'Est, les zones d'influence historiques de la Turquie. Le brasseur Efes Pilsen arrose ainsi toute la région.

"C'est une réussite, clame Yasemin Uluevren, responsable régionale du Conseil des relations économiques extérieures (DEIK). L'an prochain, nous allons cibler l'Amérique latine, l'Asie-Pacifique et l'Afrique."



Retour


   1 € = $      1 $ = €      1 € = TL      CAC 40     
 
  

Professionnels :
Laissez votre annonce de partenariat, d'échanges, de revendeurs ... en cliquant ici. Annonce gratuite !




































































Nb de visiteurs : 846032
Nb de visiteurs aujourd'hui : 139 - Connecté(s) : 1
Nb pages visité : 311942
Expo Référencement internet
Copyright © UNEFT 2004 - 2012

logo uneft
Union des Entrepreneurs Franco-Turcs
info@uneft.com